La Bretagne est connue pour son climat humide, une caractéristique qui impacte directement les habitations. Avec un taux d'humidité moyen de 79 % tout au long de l'année, bien au-dessus des 70 % recommandés à l’intérieur des maisons, la région est sujette à des problèmes d'humidité persistants. Cette situation est accentuée durant les périodes de forte pluie, notamment dans des départements comme le Finistère, où l'humidité peut atteindre 100 %. Les conséquences sont multiples : moisissures, dégradation des matériaux, et surtout, risques pour la santé des occupants.
Lorsque l'humidité s’installe à l'intérieur d'un logement, elle peut entraîner des dégâts importants. Les murs peuvent se couvrir de taches noires, des moisissures peuvent apparaître sur les meubles en bois, et les peintures ou papiers peints se détachent. Mais les problèmes ne s’arrêtent pas là. L'humidité affecte également l'isolation thermique et a des conséquences directes sur les coûts de chauffage. À long terme, ces phénomènes peuvent fragiliser la structure du bâtiment et compromettre la qualité de vie des habitants.
Les causes sont souvent multiples et liées au climat, mais aussi à des facteurs spécifiques à chaque maison, comme l’emplacement ou le système de ventilation. Dans les maisons anciennes, la porosité des murs et un système de ventilation vieillissant augmentent encore la probabilité d'infiltrations d’eau. Si des taches ou des moisissures sont visibles, il est essentiel de mesurer l'humidité de l’air à l’aide d’un hygromètre pour évaluer l’étendue du problème.
Face à ce problème, plusieurs solutions existent. Il est crucial d’identifier la source de l’humidité. Si des infiltrations d’eau sont détectées, des travaux d’étanchéité. Une autre solution efficace est d'améliorer la ventilation du logement. Un système de ventilation mécanique contrôlée (VMC) ou de ventilation positive hygroréglable (VPH) peut être installé pour assurer un renouvellement constant de l’air, déshumidifié et filtré.