Le marché immobilier breton confirme sa tendance haussière entamée il y a un an, avec une progression des volumes de ventes de 4,9 % entre le 1er septembre 2024 et le 31 août 2025. Cette hausse est principalement portée par les appartements neufs (+9,6 %), les appartements anciens (+8,4 %) et les maisons anciennes (+6,8 %). Seul le marché des terrains à bâtir marque un repli notable de 16 %. Parmi les départements bretons, le Morbihan se distingue avec une augmentation des transactions de 6,2 % sur un an, suivi de près par l’Ille-et-Vilaine (+4,6 %) et le Finistère (+3,3 %). Les Côtes d’Armor, en revanche, connaissent une légère baisse de 1,2 %, une diminution à relativiser comparée à l’an passé.
Cette reprise du marché s’explique en partie par une baisse des prix, offrant de nouvelles opportunités aux acheteurs. Pour les appartements anciens, le prix médian du m² dans les cinq départements de la Bretagne historique (Loire-Atlantique comprise) s’établit à 3 090 euros, en recul de 1,3 % sur un an, mais toujours supérieur au niveau national (2 840 euros). L’Ille-et-Vilaine reste le département le plus cher avec 3 360 euros le m², contre 2 220 euros dans le Finistère. Pour les maisons anciennes, le prix médian en 2025 s’élève à 229 000 euros, en légère hausse de 0,4 %. L’Ille-et-Vilaine et le Morbihan affichent respectivement 240 000 et 235 800 euros. Certaines villes et zones connaissent des augmentations notables : Rennes (+2,1 %), Saint-Brieuc (+6,4 %), le bassin de Broons (+4,5 %) et le centre Finistère (+10 %).
Les acheteurs bretons restent majoritairement locaux et jeunes : 43 % ont moins de 40 ans, 35 % entre 40 et 60 ans, et 22 % ont plus de 60 ans. La grande majorité, 76 %, achète dans son département d’origine, confirmant l’attachement des habitants à leur territoire.
En somme, la Bretagne bénéficie d’un marché immobilier dynamique, porté par des prix plus accessibles et une demande solide, malgré des disparités départementales.